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-5.81 %Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a promis lundi une "riposte ferme" de l'Iran si le pays était bombardé, comme l'en a menacé le président américain Donald Trump, en cas d'échec de la diplomatie sur la
"Ils menacent de faire des dégâts (...), si c'est le cas, il y aura assurément une riposte ferme" de l'Iran, a déclaré Ali Khamenei lors d'un discours à Téhéran à l'occasion de la fin du ramadan, le mois de jeûne pour les musulmans.
L'ayatollah Ali Khamenei, n'a fait aucune mention explicite de Donald Trump, mais son allocution apparaît comme une réponse aux menaces du président américain.
Donald Trump a encore assuré dans un entretien à la chaîne NBC publié dimanche qu'"il y aura des bombardements" en Iran en l'absence d'un accord sur le nucléaire iranien. "S'ils ne signent pas d'accord, il y aura des bombardements", a-t-il insisté.
En signe de protestation, l'Iran a indiqué lundi avoir convoqué le chargé d'affaires de l'ambassade de Suisse à Téhéran, qui représente les intérêts américains en Iran.
Un affront à la paix
"Un chef d'État qui menace ouvertement l'Iran de ‘‘ bombardement’’ est un affront choquant à l'essence même de la paix et de la sécurité internationales", a réagi pour sa part le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, sur X.
Les pays occidentaux soupçonnent depuis des décennies Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire. L'Iran rejette ces allégations et affirme que son programme n'existe qu'à des fins civiles, notamment pour l'énergie.
Le pays avait conclu en 2015 un accord avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Russie, États-Unis, France et Royaume-Uni) et l'Allemagne pour encadrer ses activités nucléaires.
Mais en 2018, Donald Trump a retiré les États-Unis de l'accord de manière unilatérale et rétabli les sanctions américaines.
Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Trump se dit désormais ouvert au dialogue avec Téhéran et a écrit une lettre en ce sens aux dirigeants iraniens.
Echanges diplomatiques via des intermédiaires
L'Iran a indiqué jeudi avoir formulé une réponse à cette lettre par l'intermédiaire du sultanat d'Oman.
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Donald Trump a en parallèle renforcé sa politique dite de "pression maximale" à l'encontre de Téhéran : sanctions supplémentaires pour réduire à zéro ses exportations de pétrole et ses sources de revenus et menace d'action militaire en cas de refus de pourparlers.
Le président américain a par ailleurs mis en garde l'Iran contre son soutien aux rebelles houthis du Yémen, contre lesquels Washington a mené des frappes ces dernières semaines.
"Chaque coup de feu des Houthis sera considéré, à partir de maintenant, comme un coup de feu tiré par des armes iraniennes et les dirigeants de l'Iran, et l'Iran sera tenu pour responsable et en subira les conséquences", lesquelles seront "terribles", a écrit il y a deux semaines Donald Trump sur son réseau social Truth.
Solidarité avec la Palestine
"Il n'y a qu'une seule force supplétive dans la région, c'est le régime sioniste corrompu et usurpateur", a indiqué lundi Ali Khamenei, en référence à Israël, ennemi juré du pouvoir iranien et allié des États-Unis au Proche-Orient.
Ces propos apparaissent comme une réponse indirecte aux accusations de soutien de l'Iran aux Houthis, qui contrôlent de larges pans du territoire yéménite, dont la capitale Sanaa et ont mené depuis le début de la guerre à Gaza des dizaines d'attaques de missiles contre Israël et des navires en mer Rouge, affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens.
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L'Iran et les États-Unis n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1980.
Les deux pays échangent toutefois indirectement par le biais de l'ambassade de Suisse à Téhéran. Le sultanat d'Oman a également joué un rôle de médiateur dans le passé et le Qatar dans une moindre mesure. La lettre de Donald Trump a été remise à l'Iran par le biais des Émirats arabes unis.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a réitéré dimanche que son pays s'opposait à des négociations directes avec les États-Unis sous la menace.
Mais Téhéran est disposé à échanger avec Washington indirectement, a-t-il précisé dans une vidéo diffusée par la télévision d'Etat.
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